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Chapitre 1 : Le commencement

Bienvenue à Kabukicho. Il s’agit d’une zone dans le quartier de Shinjuku. Le quartier en lui-même n’a rien de très reluisant, ce qui n’empêche pas qu’il soit toujours bondé de touristes, définitivement tous plus cons que leurs pieds. Cons, oui, parce qu’à Kabukicho, il n’y a pas que des bars à hôtesse, mais aussi des yakuzas et des mafieux. Quand ces merdeux blonds s’égarent ici, ils repartent à bord d’une ambulance. Après cela, ils racontent leurs petites aventures à leurs amis blonds, nous traitant de « sauvages ». Ça je pourrais presque leur accorder, mais il ne faut pas oublier que si notre système politique commerce avec eux, ce n’est pas pour autant que le reste de la population va les accueillir à bras ouverts. On veut bien leur prendre une partie de leur culture, de leur mode mais certainement pas d’eux, qui n’ont aucun savoir—vivre.

Je dois dire que ça me va assez bien de dire ça, alors que j’offre une gâterie à mon patron pour avoir une avance sur ma paye. Ah oui, mais vous ne savez pas tout.

Cette partie dangereuse de Kabukicho est bien gardée, avec les deux plus grands clans yakuzas de Tokyo qui dégagent les blondinets et tout autre individu indésirable de leur territoire. On peut dire que cette partie, nommée Kaoku, est un pays autonome, enfin dans le fond hein, pas dans les formes. A vue d’œil, ça a l’air d’un quartier tranquille, et c’est que le reste de la ville et du quartier veulent montrer. Seulement, dans la réalité, on ne peut pas dire que ce soit exactement la même chose. Peu de gens sont invités à entrer, qui que ce soit. Une fois qu’on y est, on ne peut plus en sortir, c’est pire que la Corée du Nord. Et alors là, on a l’impression de retourner 100 ans en arrière. Des bordels partout, des QG de yakuzas, des meurtres, de la corruption,… Bref, je vous passe le discours.

Et maintenant, si je vous dis que j’étais destiné à être le roi du pétrole asiatique en étant à la tête de la plus grande filiale pétrolière, avec de la thune plein les poches en vivant dans un appartement qui ferait rougir ceux d’Occident avec vue sur la tour de Tokyo, vous diriez quoi ? Qu’est-ce que je fous là ? C’est l’une de mes principales questions. Bien sûr je connais les fondements d’une telle malédiction, néanmoins je ne peux m’empêcher de me demander pourquoi, pourquoi moi ? Cela peut vous paraître égoïste, car j’en ai l’impression aussi. Parce qu’il fallait que ça arrive à quelqu’un ? Si l’on veut. Mais je ne suis pas seul, il y en a d’autres dans mon cas, qui n’ont rien demandé à personne et qui se retrouvent dans cet enfer. Et puis il y a ceux qui sont là de leur plein gré, des personnes genre complètement barrées, qui avaient peut-être envie de se sentir plus « vivant » ou une connerie dans le genre. C’est vrai que se retrouver coincé dans une ruelle avec un couteau sous la gorge et quatre molosses autour de vous, tout de suite c’est l’aventure ! Vous trouvez mon air trop détaché ? Oh vous avez de quoi, mais n’allez pas penser qu’on s’habitue. Non, on ne s’habitue pas de se demander si on va manger demain, ni de savoir si on va vraiment mourir ce mois-ci ou bien si on pourra un jour retrouver un semblant d’amour-propre avec les genre de choses que nous sommes obligés de faire. En clair, on survit à Kaoku. Enfin, quand on y parvient.

 

Parfois, je me plonge dans une nostalgie interdite. Je me souviens de ma vie d’avant. Cela ne fait qu’un an que je suis ici, mais le temps s’allonge à Kaoku. On pourrait dire que je suis un vétéran. Néanmoins, ne nous égarons pas. J’ai toujours été un oiseau libre. Une mère morte et totalement inconnue. Un père alcoolique, grand chef de l’entreprise familiale de pétrole, qui ne souhaitait que ma mort. Bref, le nid familial n’avait rien à envier. Donc dès mon plus jeune âge, je passais le plus clair de mon temps dans les rues de Tokyo. Oh bien sûr, on me tannait déjà à grands coups d’ « hériter », et ma vie allait être toute tracée. En même temps, à sept ans, je n’avais pas bien compris le contrat. Une fois au collège, je me suis bien consacré à mes études, ramenant des bulletins de notes irréprochables. Pourtant, mon père ne me frappait pas moins fort. C’est tout de même étrange de chercher la reconnaissance de quelqu’un qui vous hait et que vous haïssez en retour. Une perte de temps effroyable en fin de compte. Mais bon, la pression familiale fit qu’une fois le lycée terminé, j’irai étudier toutes les formes de commerce et de management possibles. Bien sûr, je n’allais pas rester là-dessus et continuer les études jusqu’à 30 ans à peu près, où là je bénéficierai du grade de Second, jusqu’à la démission de mon père.

Malheureusement, on ne peut pas dire que tout se déroula comme prévu. Voyez-vous, si ma mère est morte, c’est à cause de moi. Et oui, même pas encore une minute de vie et voilà que je tue quelqu’un. Elle est morte à la fin de l’accouchement. Malheureusement pour moi, dans ma famille, la mariage de mes parents étaient l’un des rares mariages d’amour. J’ai donc tué l’amour de la vie de mon père, et il m’a bien fait comprendre son mécontentement.

Je pense que la plus belle période de ma vie, c’est lors de ma première année à l’université. Enfin « première »… la seule en fait. Étant homosexuel, je n’étais que ravi de faire parti de ces dortoirs, où la déchéance avait un goût exquis. Moi qui n’avais pas tant connu la compagnie, j’avais l’impression de vivre dans un autre monde. Si bien que, une chose en entraînant une autre, je délaissais mes études. Au début, ce n’était pas grand chose. Les cours que je manquais ne me servaient pas vraiment et je ne perdais pas beaucoup de points. Mais au fur et à mesure, alors que je m’abandonnais volontiers dans la débauche, les notes dégringolaient. J’aurai peut-être du savoir que mon père n’offre qu’une chance, pas deux. Il eut enfin l’occasion de se débarrasser de moi. Je n’étais pas assez bon pour être un héritier. J’avais délaissé le travail, je ne devais donc pas comprendre la chance qui m’était offerte. Dans ce cas, je devais partir.

Du jour au lendemain, je me suis retrouvé à la rue, sans un yen en poche. Coup assez dur. J’ai tenté des petits boulots, par-ci par-là pendant deux ans. Je me faisais héberger par des amis, ou bien je squattais le dortoir de mon ancienne université. J’arrivais plus ou moins à m’en sortir. En vérité, c’était plutôt la belle vie comparé à ce qui m’attendait. Si j’avais su, j’en aurais plus profiter.

 

On ne peut pas vraiment dire que je travaille, à Kaoku, mais que je subis de

diverses choses avec un gain d’argent minimum. Ici, les offres d’emploi ne courent pas les rues : pute ou yakuza, et je n’ai définitivement pas la carrure adéquate. Je sais mettre des coups de poings, mais pas à ce genre de type.

Ke ne voulais pas non plus faire parti d’un bordel. Vous vous souvenez des maisons closes pendant l‘aire d’Edo, où les geisha étaient enfermées dans de grandes cages en bois et que les clients choisissaient laquelle ils allaient baiser ? Eh bien le phénomène n’est pas passé de mode, si l’on puis dire. Rien qui donne très envie.

Bref, je n’ai pas eu trop le choix. A force de traîner à Shinjuku, dans les rues les plus pommées pour essayer de trouver un boulot de serveur dans un bar gay, j’ai finis par m’approcher d’ici. Un peu trop tard dans la nuit, j’étais encore dehors. Un bon petit coup de batte de base-ball derrière la tête et voilà que je me réveille ligoté et entouré d’une bande de mecs louches. Ensuite de quoi je suis vendu à l’un des principaux bordels gay de Kaoku, le Galactic Romance. Pathétique non ? Je trouve aussi. Des bordels gay, ici ? Moi aussi ça m’a étonné. Comment pouvais-je seulement douté que quelques uns de ces gros molosses auraient un tel penchant ? Eux, et d’autres invités de la même trempe. On est à Shinjuku d’accord, n’empêche qu’il y a de quoi être étonné. Mais bien sûr il y a quelques filles qui bossent ici, histoire d’amener plus de monde, de toucher un large public. Répugnant. Mais il faut bien gagner sa croûte.

 

 

Pourquoi je ne m’enfuis pas ? Ce n’est pas l’envie qui manque. Le premier mois que j’ai passé ici, j’étais trop terrifié pour tenter quoique ce soit. Je m’étais lié d’amitié avec un de mes… « collègues ». Il s’appelait Ecsta, de son « nom de scène » et vivait ici depuis six mois. Il m’a beaucoup soutenu, me rappelant qu’il ne fallait pas perdre espoir, rester fort et qu’un jour, on finirait bien par partir d’ici. Il avait un plan. Je le sentais assez mal, mais il fallait le tenter. Néanmoins, n’allez pas imaginer que les routes ne sont pas gardées. Kaoku est ceinturé d’un grand mur et la plupart des routes ont été condamné. Les autres sont peuplés de yakuzas qui laissent rentrer et sortir les invités. Ils ont une liste avec des photos de chaque « prisonnier » pour être sûr que personne ne parte. Pas très sûr comme système. C’est pour ça qu’il n’y a pas que ça. Dès le premier jour, on vous attribue un nom de scène, que l’on vous tatoue proprement dans le cou, histoire qu’en plus de ça vous n’oubliez pas que vous n’êtes que de la marchandise.

 

Passer par la route est donc très difficile. Son plan : passer par les toits. Bien sûr, cela demande beaucoup de courage, d’agilité et d’endurance. Mais c’était la seule issue possible. La démarche était assez simple. Pendant notre travail, on allait apporter quelques bières aux gardes, comme on nous demande parfois de faire. On rajouterait de l’alcool fort pour les rendre complètement stupides. Puis une fois notre travail terminé, sur les coups de 4h du matin, alors qu’il fait encore nuit, on se lancerait dans cette mission.

Il y a cinq barmans au Galactic Romance, trois d’entre eux sont toujours prêts à nous aider et soutiennent notre cause. On s’arrangeait ensemble pour faire des mélanges étranges à servir aux gardes. Suite à quoi je leur apportais sur un plateau, prenant une goulée de chaque chope pour montrer qu’il n’y avait pas de poison dedans. Je prétendais qu’il s’agissait de nouvelles créations des barmans et qu’ils voulaient des avis. Ils n’y voyaient que du feu et les buvaient pratiquement cul sec. Après la troisième tournée, ils avaient un peu de mal à se tenir debout, c’était parfait. Comme prévu, après le boulot, nous nous étions retrouvés avec Ecsta à l’arrière du bâtiment. Le bâtiment d’appartements des catins à côté nous permettait d’accéder jusqu’au toit. Une fois là-haut, il fallait rester discret mais être aussi rapide qu’une ombre. A cette hauteur je pouvais voir à travers les fenêtres des bâtiments des yakuzas, dans les ruelles plus loin où des règlements de comptes avaient lieu et surtout le reste de Tokyo, qui semblait m’appeler. Je commençais à voir la fin de ce cauchemar. Ecsta me devançait de plusieurs mètres. Les bâtiments étaient assez rapprochés les uns des autres, donnant formes à ces minuscules ruelles étroites sombres où je ne m’aventurais jamais. Il fallait tout de même contrôler ses sauts, pour ne pas alerter les gardes. Nous y étions presque, il ne nous restait que quelques toits, mais il y avait un large fossé entre deux maisons, d’au moins 5 mètres. Ecsta m’assura que c’était possible, que quelqu’un s’était déjà échappé par ici. Je n’osais à peine y croire. Peut-être que lui en serait capable, mais moi, j’en étais moins sûr. Pourtant, il le fallait. Il voulut passer le premier. Il prit plusieurs mètres d’élan.

 

_ On se retrouve de l’autre côté, Fairy, me souriait-il.

 

Il prit une grande respiration et couru à toute vitesse. Arrivé au bord, il donna une forte impulsion et s’élança dans les airs. Je ne le croyais, il allait y parvenir. Son ombre se dessinait sur le toit d’en face. Puis mon visage afficha une moue d’effroi. Non, son corps redescendait dans le vide. Au dernier moment sa main s’accrocha au toit d’en face. Une vague d’espoir me secoua. Je murmurai des « Aller, vas-y, hisse-toi ! ». Pendant quelques secondes, il planait dans le vide avant de tenter de se hisser. La tuile céda. Il tomba. Son corps heurta violemment au sol, deux étages en-dessous. Mes yeux se révulsèrent. L’oreille tendue, j’écoutais alors les gardes, un peu plus loin, s’interrogeant sur ce bruit. Je m’allongeai alors sur le toit et rampa jusqu’au bord pour voir comment allait mon ami. Je distinguai vaguement une flaque de sang alors que j’entendais ses plaintes.

 

_ Aaaaah ! Ma jambe ! MA JAMBE !!

 

Mon regard se porta alors sur celle-ci. La bile me monta aux lèvres. Son os avait traversé sa chair et était clairement distinct. Les gardes arrivèrent. L’un d’eux regarda son cou, avant de partir dans un rire.

 

_ Alors comme ça, tu voulais t’enfuir Ecsta ? Et dis-moi, tu étais seul ?

 

Ils regardèrent dans ma direction, et je me cacha rapidement.

 

_ Non, j’étais seul !!, hurla-t-il sous la douleur.

 

_ T’en fais pas, tu ne vas bientôt plus souffrir, pouffaient-ils ensemble.

 

L’un d’eux ordonna à quelques uns de fouiller l’endroit. Les larmes me montaient aux yeux. Je jetais un dernier regard à mon ami avant de déguerpir. Je me laissai glisser sur la face du toit et sautai sur le balcon d’en-dessous. Il s’agissait d’un bâtiment plus ou moins abandonné. Je passai la rambarde pour atterrir au balcon du dessous, veillant à ne pas trop me faire mal. Je continuai ainsi jusqu’au sol avant de rejoindre l’arrière du Galactic Romance. J’échappai d’un cheveu à un garde qui failli me voir. Une fois sur le palier, je tirai une cigarette de ma poche et l’allumai. J’eus à peine le temps de remettre le briquet dans ma poche qu’un yakuza apparut devant moi. Il me plaqua contre le mur.

 

_ Qu’est-ce que tu fais là toi ?!, rageait-il

 

_ J’ai finis mon travail, je fume une cigarette avant de rentrer chez moi, répondis-je calmement.

 

_ Moi je pense plutôt que tu étais de mèche avec Ecsta, sale petit merdeux !

 

_ Ecsta ? Qu’est-ce qu’il a fait encore ?, dis-je en essayant d’oublier l’image que j’avais vu un peu plus tôt.

 

_ Tu devrais le savoir, non ? C’est ton petit copain, pas vrai ? Je suis sûr que la nuit vous jouez à touche-pipi ensemble, bande de tafioles !

 

Je détournai alors le regard, ne préférant pas envenimer les choses. Je n’allais pas risquer de m’attirer des problèmes alors que j’essaie justement de ne pas en avoir. De toutes façons, il ne ferait que me frapper. Si je peux m’éviter ce genre de contrainte, autant ravaler ma fierté. Il lâcha son emprise puis me poussa vers la grande rue.

 

_Aller, dégage de là !!

 

Je ne me fis pas prier. Mon corps tremblait de partout. Mon cœur allait exploser dans ma poitrine, toute la ville devait l’entendre. Je tirai alors longuement sur ma cigarette. La grande avenue est la rue la moins flippante je dirais, elle est large et toutes les enseignes éclairent la rue. Le goudron y est complètement troué, ainsi que trottoirs, portant la trace de nombreuses batailles. Par endroit, il n’y a même pratiquement plus de goudron, comme c’est le cas près du Galactic Romance. A la place, il n’y a que de la terre. Pour aller jusqu’à mon appartement, il faut s’enfoncer dans le quartier, un peu plus loin au sud. Néanmoins un cri de l’autre côté m’interpella. La voix d’Ecsta résonna contre les murs. Il était au milieu de la route, là-bas, entourés d’une dizaine de molosse. Le bras droit du clan yakuza de cette partie du quartier arriva, ainsi que notre patron. Je ne discernais pas leurs mots mais je les voyais parler, tandis que mon ami peinait à tenir debout. Il m’aperçut. Les larmes se mirent à ravager mon visage. Je me devais de me rendre aussi, quitte à mourir. Ce n’étais pas juste qu’il soit le seul à être punit, mais pourtant mes pieds restaient plantés dans le sol. Mon corps me condamnait à le regarder et à écouter ses pleurs et ses plaintes. Un rire odieux se fit entendre. Je vis les prunelles d’Ecsta s’animer d’une panique sans nom. On lui fit faire volte-face vers la ville et on le poussa. On le laissait partir ? Après tout, dans cet état il ne servirait plus à rien. Néanmoins, cela était trop beau être vrai. Il suffirait de se mutiler pour s’échapper d’ici ? Trop simple. Évidemment, un des types commença à brandir son fusil, tandis qu’Ecsta boitait follement jusqu’à la ville. J’entends d’ici son souffle, ses gémissements d’espoir, ne pouvant voir l’arme pointé dans son dos. Mes larmes redoublèrent, tandis que j’avançais lentement vers lui. J’aurais voulu le prévenir, mais je ne voulais qu’il meurt en savant que c’était perdu d’avance. Et puis, un bruit sourd et claquant retentit, me faisant sursauter en stoppant ma marche et mes pleurs. Le corps de mon ami s’écroula sur le sol. Je ne bougeais plus. Le troupeau se dispersa, mon patron venait vers moi. Se mettant à côté, il me donna une tape dans le dos.

 

_ Un concurrent en moins, Fairy !

 

Mes yeux étaient fixés sur la scène. Un des mecs balança le corps de mon ami sur son épaule, rigolant avec un autre, avant de s’engouffrer dans une rue. Mon patron me poussa.

 

_ Rentre chez toi gamin ! T’auras une longue nuit, demain. T’as intérêt de ne pas me décevoir !

 

Pour bien faire rentrer le message, il me donna un coup de pied dans le dos pour me pousser. 

 

 

Bref, tout ça pour dire qu’il n’y a pas de moyen de s’échapper. Les égouts sont protéger, aucun déguisement possible, les toits sont beaucoup trop dangereux. Il faut se faire à l’idée que l’on mourra ici.

Maintenant, j’aimerai bien les écouter ceux qui disent que Kabukicho n’est pas un quartier chaud. Oui le reste du quartier peut-être. Mais ils n’ont certainement pas vu Kaoku. 

Par Ravish Me le 6 mars, 2013 dans Chapitres 1 à 10

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Quatrième de couverture

L'intensité et la profondeur du firmament ancrés contre moi méritent toutes les guerres. J'ai cherché longtemps sans savoir où j'allais. Dans ces rues sales, j'ai retrouvé une pépite tintinnabulante qui m'a soulevé des âcres fonds. D'étranges symboles y étaient gravés, alors j'ai su. Les hurlements brisés résonnaient mais je voulais seulement redécouvrir ce ciel. En suffoquant, j'ai plongé dans tes yeux.

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